Intervention de J. Fabbri au CNESER du 17 décembre

Publié le 17 décembre 2007

intervention de J.Fabbri au CNESER

18/12/2007

Auteur(s) :

J. Fabbri



CANEVAS DE L’INTERVENTION DU SNESUP AU CNESER DU 17 DÉCEMBRE.
(Jean FABBRI)

1/ Le Ministère convoque les élus au CNESER avec des documents budgétaires incomplets sur les moyens alloués aux IUT et aux IUFM.

2/ Le comportement du ministère relève d’une carence démocratique lourde. Citons-en quelques points :
a) alors que les textes font du CNESER un lieu de passage obligé en matière de budget de l’enseignement supérieur et de la recherche, le Premier Ministre et la Ministre Valérie Pécresse, font grand cas d’un protocole d’engagement financier avec la CPU. C’est afficher un réel mépris pour le CNESER et ses élus.

b) Même ignorance du CNESER autour du prétendu plan licence annoncé par la ministre, sans passage au CNESER.

c) Même démarche encore avec le prétendu dispositif d’orientation active.

d) On notera encore des avant-projets de texte sur la mise en œuvre de la loi LRU en Outre-Mer, qui minore comme jamais la représentation des personnels enseignants.

Nous ne pouvons intervenir dans ce CNESER de décembre sans dénoncer la présence voire dans trop d’endroit des interventions policières dans des locaux universitaires ou autour de ceux-ci. Ils ne sont pas de nature à apaiser l’inquiétude de la communauté universitaire qui conteste la loi LRU.

Concernant le budget 2008, celui-ci nous est présenté sans aucune création d’emplois statutaires, en parfaite cohérence avec la loi LRU, dont le SNESUP demande l’abrogation. En détail, pour la première fois, ce budget prévoit la diminution du volume des moyens d’emplois statutaires titulaires. Précisément, selon vos propres chiffres, après transformation des empois : + 85 enseignants-chercheurs, - 48 PRAG.

Le SNESUP s’opposera donc à ce budget comme à sa répartition, budget qui est loin d’être à même de répondre aux ambitions de formation et de recherche étroitement associés qui doivent s’imposer pour l’enseignement supérieur public dans notre pays. Le SNESUP se félicite d’une large démarche syndicale dont témoigne la motion présentée dans cette enceinte qui montre que la communauté universitaire, personnels étudiants et parents, ne reconnaît pas, malgré les multiples effets d’annonce du gouvernement, dans ce budget, l’engagement budgétaire public requis par l’enseignement supérieur et la recherche.