UNIVERSITÉ PARIS-I : Annulation des élections et budget austéritaire
En novembre dernier, les élections aux conseils centraux de Paris-I ont vu la liste PULS, soutenue par le SNESUPFSU, obtenir 18 sièges (+ 4). Grâce à un accord sur les personnalités extérieures (PEX) avec une liste favorable à la rotation de la présidence par familles disciplinaires (la présidente juriste sortante ayant choisi de rompre avec cette tradition locale en faisant acte de candidature), PULS s’est trouvée en position de possible victoire. Cependant, lors du vote des PEX, l’équipe sortante a remporté les 4 sièges avec une seule voix d’avance. Avant que le CA ne puisse réélire la présidente sortante, la commission de contrôle des opérations électorales, saisie par l’UNEF « canal historique », a annulé les élections du collège usagers (CA et CFVU), en raison de la présence de deux listes concurrentes se réclamant de l’UNEF. La présidence, l’UNEF locale, l’Union étudiante et Le Poing levé ont contesté cette décision devant le tribunal administratif. La décision, rendue le 11 février, a suivi les conclusions du rapporteur public de maintien de l’annulation des élections.
Dans le même temps, un administrateur provisoire a été nommé pour gérer les affaires courantes. Après le rejet par le recteur du budget déficitaire voté en décembre, c’est donc à l’administrateur provisoire qu’avait incombé la tâche de présenter un nouveau budget prévoyant 8,5 millions d’euros d’économies (30 % sur le fonctionnement, 60 % sur l’investissement, avec maintien des campagnes d’emploi). Ce budget ayant été refusé par le CA (dont les mandats ont été prolongés), le recteur a imposé un plan d’austérité drastique à hauteur de 13,36 millions d’euros d’économies. Face à ces mesures, les différentes organisations syndicales du personnel et étudiantes s’organisent afin d’informer la communauté universitaire et d’envisager des actions pour garantir des conditions de travail et d’études dignes face aux décisions iniques de casse du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Le bureau des sections SNESUP-FSU de l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne